Hypothèse Gaïa de Lovelock : 

Cette théorie (hypothèse Gaïa) rentre en contradiction avec plusieurs conceptions épistémologique mais aussi avec l’explication « standard » de la théorie de la sélection naturelle sur certain aspect :

« (…) critique que Dawkins et Doolitle portent au début des années 1980 : la Terre n’étant pas soumise à sélection et la sélection naturelle étant la seule explication disponible pour rendre compte des régulations fonctionnelles des organismes, HG doit être abandonnée (…) » ( voir, Comment le modèle Daisyworld peut-il contribuer `à l’hypothèse Gaıa?, de Sébastien Dutreuil) 


Sinon pour le conflit épistémologique, il peu se comprendre avec cette simple phrase : Le physique est plié par le biologique »
« Plié » renvoie aux conditions d’extension, et au deux sens du mot. La première, extension conservatrice c’est à dire à la logique mathématique, à la théorie des modèles, où l’empilation « théorique » ne change pas les présupposés de départ qui eux sont finalement indémontrable.

La seconde extension est constructive, comme par exemple avec l’arithmétique (ex Peano, sans l’infini) On part d’axiomes pour arriver à des formules puis des théorèmes afin de dégager des lois mathématiques. Autrement dit toute formule doit-être déductible.
On peut considérer qu’il y a deux courant épistémologique, soit le réductionnisme radical qui amène à penser que la biologie n’existe pas ou un réductionnisme plus soft (Kin/Rosenberg/ ETc) .

Pour le second courant, la nature est une pyramide avec plusieurs « strate » qui ont des logiques différentes. Et c’est bien évidemment la physique qui joue le premier rôle. Pour expliquer cette pyramide on peut dire que : il n’y a pas de cellule sans atome mais on peut avoir des atomes sans cellule. La propriété des cellules étant différente de la propriété des atomes. (On pourrait dire pareil de l’âme, l’âme à besoin d’un corps mais un corps n’a pas forcément besoin d’âme.) Bref voilà comment en « épistémologie soft » on instaure une hiérarchie. En d’autres termes, il n’y a pas d’implication nécessaire. On passe d’une indépendance physique à une représentation pyramidale. 


Avec Lovelock la géophysique est plié par le biologique, c’est-à-dire qu’il y a une incompatibilité avec cette pyramide et la notion de complétude. La constructivité deviens centrale et il n’y aurait pas de hiérarchie, ni de rapport linéaire. 

Pour plus d’informations:

https://www.philosophie.ch/fr/gaia-n-est-elle-qu-un-thermostat-sur-la-lecture-de-james-lovelock-par-bruno-latour
https://www.notre-planete.info/actualites/4629-hypothese-Gaia-terre-etre-vivant

 

 

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