Croyance et zététique.

« la langue française ne permet pas de faire la distinction entre la croyance comme acte de foi (faith) et la croyance de type adhésion (belief). Le recouvrement des deux acceptions du même terme crée ce que les zététiciens appellent un effet paillasson. Pour sortir de ce glissement sémantique, nous avons proposé la notion de remport d’adhésion, qui se rapproche de la définition anglo-saxonne de rationnal belief, c’est-à-dire d’une croyance produite par une démarche d’énonciation de vérité susceptible d’être infléchie par le raisonnement ou l’expérience. »
« A eux de voir) les choix moraux personnels des interlocuteurs/étudiants — et ne pas soulever de réactions « épidermiques » pouvant interférer avec notre enseignement – « 
Je tenais à reprendre cette « erreur » volontairement pratiquée par la doctrine zététique.À savoir la formulation qui consiste à sous-tendre que le scientifique n’a pas un savoir lié à une croyance. Comme nous le verrons (et pas d’une manière tranchée) ce refus du terme croyance pour la science est discutable. Seulement vouloir affirmer que la science s’en détache radicalement c’est bien évidemment faux, et c’est un glissement théorique qui facilite aux zététiciens des discussions sensibles et cette tendance permet d’endoctriner des étudiants/interlocuteurs dans un moule plus ou moins proche d’un scientisme.
Rappelons la théorie de Bayes qui souligne l’absence d’une dichotomie entre ce que l’on croit et ce que l’on ne croit pas. Et qui propose de voir la croyance en degrés de croyance du moins probable au plus probable. Croyance = degré de probabilité. De plus, ces informations sur le monde ne sont pas figées, et nos représentations du monde peuvent changer.
Autrement dit entre les sciences et les Para-sciences la différence se joue en matière de degré de probabilité. Rien que cette « LOI » vient contredire la séparation stricte de Richard Monvoisin.
Mais continuons:
Dans la citation ci-dessus, Richard fait une opposition discrète entre l’expérience/raisonnement et (structures) théorique de la croyance. Il me semble bon de revenir sur cette dualité en posant le problème différemment: La théorie scientifique est-elle une invention (ou une découverte)? (voir google pour ce sujet de philosophie)
À cette dissertation la conclusion serait qu’une théorie scientifique est toujours une invention mais qui se confronte aux faits observés.( Aussi, elle peut être une découverte (ex: l’héliocentrisme))
C’est une invention car :
1 On place une hypothèse a priori, et les expérimentations sont construites pour vérifier l’hypothèse
2 les mathématiques sont des vérités abstraites conçues par l’esprit humain
3 L’interprétation est nécessaire en sciences humaines.
La malice de Richard est de se positionner sur les conséquences. C’est à dire du résultat des sciences et non sur un postulat de départ. Autrement dit, c’est hypothèse versus conclusions. Où de la confrontation des « vérités » scientifique établies contre une hypothèse en para-science en quête de vérification.
Continuons sur un dernier point: est-ce que l’expérience scientifique nous apporte l’ultime certitude et nous donne une connaissance définitive?
Einstein à ce propos disait: « une somme d’expériences ne peut jamais prouver que j’ai raison; une seule expérience peut, n’importe quand, me prouver que je me suis trompé »
Pour prendre qu’un seul exemple (afin de ne pas être trop long) avec la théorie Newtonienne de la gravitation qui avait conduit à la découverte de Neptune, elle aurait dû, de fait, conduire à la découverte de pluton mais elle a échoué à rendre compte des anomalies du périhélie de mercure… Autrement dit il y a une caducité des théories scientifiques qui ont une durée temporaire de leur règne. À voir par exemple la réfutabilité de Popper (que les zet aiment bien le citer).
Il est vrai ceci dit que la science expérimentale pourchasse l’anthropomorphisme sous toutes ses formes. Et qu’il n’y a pas réellement une relativité entre les diverses connaissances scientifiques et anthropomorphiques. Cependant, le cerveau ne range pas délicatement les informations dans une partie dédiée aux savoirs vraisemblable ou improbable.
Conclusions: La science repose aussi sur une croyance au moins au départ!
Cependant, il est vrai qu’ensuite, le savoir scientifique n’est pas égal à l’opinion

Bibliographie:

Le Monde philosophie « Réviser son bac avec Le Monde »
et Flash louis-Marie Morfaux
web: https://cortecs.org/materiel/le-dou…